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ACCUEILFAITS DU DOSSIER AUTRES SUSPECTS .nouveau LES « AVEUX » SE SONT-ILS « ENFUIS »? VIDÉO AUDIO
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Se sont-ils « enfuis »?

Un « comportement suspect »?

Tout au long des deux jours et trois nuits qui ont suivi les meurtres de Tariq, Sultana et Basma Rafay le 12 juillet 1994, les enquêteurs de la police de Bellevue ont bénéficié d'un accès entier à Sebastian et Atif. Durant toute ce temps, Sebastian et Atif ont chacun subi trois interrogatoires, en plus de permettre à la police de les photographier, de saisir leurs empreintes digitales, de procéder sur eux à des tests visant à vérifier si des résidus d'arme à feu se trouvaient sur leurs corps. Les deux garçons ont aussi volontairement remis aux enquêteurs leurs vêtements, leurs chaussures et, dans le cas d'Atif, ses lunettes. Leurs corps ont également été minutieusement examinés à l'aide d'une lampe spécialement conçue pour détecter toute trace de sang - si microscopique soit-elle - sur la peau. Atif a aussi transmis aux enquêteurs le mot de passe de son ordinateur personnel.

Donc, c'est un fait indéniable que Atif et Sebastian se sont tous deux prêtés à toutes les demandes et requêtes de la police, sans en refuser aucune, sans jamais se prévaloir de leur droit juridique de refuser.

Puis, le 15 juillet, c'est avec la permission de la police de Bellevue, et avec l'assistance formelle du Consulat canadien à Seattle, que les deux garçons ont quitté Bellevue pour retourner chez eux, à Vancouver (Canada).

Mais, malgré le fait que Sebastian et Atif soient ainsi légalement rentrés au Canada, la police de Bellevue s'est aussitôt mise à mentir, en affirmant à des journalistes, à la GRC et au public que le comportement des deux garçons leurs paraissait « suspect ». C'est avec un tel mensonge que les enquêteurs de Bellevue ont justifié leur théorie prétendant que Sebastian et Atif étaient les auteurs de ces meurtres.

Durant le procès, cette caractérisation voulant que le comportement des deux garçons ait été « suspect » fut démontré comme étant faux et sans aucun fondement. Cependant, les journalistes ont ignoré ces faits bien tangibles et vérifiables, faisant en sorte que le public n'en pas été adéquatement informé et qu'il a plutôt été exposé aux mensonges de la police de Bellevue.

Afin d'exposer les faits et la désinformation perpétrée par les enquêteurs de la police de Bellevue, nous nous référons à des sources solides et provenant du tribunal, soit les transcriptions du procès et des audiences préliminaires :

Les enquêteurs prétendent que:
Sebastian et Atif n'auraient montré aucune émotion après les meurtres.

Réalité des faits:
Cette prétention est grossièrement fausse, et elle est réfutée par les rapports des agents de police eux-mêmes qui décrivaient dans leurs notes prises au moment même le comportement de Sebastian et Atif :

  • L'Agent Hromota de la police de Bellevue fut le premier policier à se présenter sur la scène suite à l'appel d'urgence placé par Sebastian et Atif. L'agent rapporte que les deux garçons étaient visiblement en émoi, ébranlés et sur le bord d'une crise de larmes. Ils éprouvaient de grandes difficultés à s'exprimer, et étaient par moments incohérents. L'agent dut les enjoindre de tenter de se calmer.

  • L'agent Goodson fut le prochain policier à être mis en présence de Sebastian et Atif, et est restée en leur compagnie durant 15 à 20 minutes. Elle a écrit dans son rapport que Sebastian était sous un choc émotionnel, qu'il se tenait penché et semblait malade. Devant quoi elle a vérifié en lui demandant comment il se sentait.

  • L'agent Goodson a aussi rapporté que pendant ce temps Atif éprouvait une profonde tristesse. Elle a emmené Atif auprès de l'agent Lewis, qui rapporta aussi la tristesse d'Atif, en plus de mentionner que celui-ci paraissait assommé et en état de choc.

Les enquêteurs prétendent que:
Atif n'aurait pas voulu contacter les membres de sa famille, ni n'aurait voulu qu'ils soient contactés.

Réalité:
Ceci est complètement faux. Atif a bel et bien aidé les enquêteurs de Bellevue à contacter ses proches. Utilisant l'information fournie par Atif, les policiers ont contacté les proches de la famille Rafay dès le jour suivant les meurtres, soit le 13 juillet 1994. Atif a aussi dit aux policiers qu'il souhaitait voir sa famille, mais les enquêteurs ont décidé de maintenir Atif hors de tout contact avec sa famille et ses amis durant toute la période où lui et Sebastian se trouvaient à Bellevue.

  • Le 13 juillet, lendemain des meurtres, Atif a aidé la police à contacter sa famille. Atif donna alors à l'officier Lewis (qui était le premier policier à l'interroger) le nom d'un proche ami et associé professionnel de son père, de même que des informations sur où cet homme vivait, les noms de son épouse et de ses enfants, et aussi le nom de l'employeur de son père. Atif a dit à l'agent Lewis que cet homme avait les coordonnées de la plupart des membres de la famille Rafay. Atif ne connaissait pas par cœur les coordonnées de sa famille élargie, mais il a dit à la police que leurs numéros de téléphone peuvent être facilement retrouvés grâce aux données enregistrées sur l'appareil téléphonique de ses parents.

  • La police a aussitôt utilisé ces informations telles que fournies par Atif, et ont pu ainsi contacter la famille et l'ami et associé de son père. Tous ces gens furent donc dès ce jour informés de la tragédie, soit le 13 juillet 1994.

  • Le détective Jeff Gomes de la police de Bellevue a informé Atif que lui-même contacterait ses proches pour lui, pour, selon ses termes, éviter au jeune homme de 18 ans de devoir être celui qui doit annoncer avoir trouvé sa famille sauvagement assassinée, et ce à sa famille élargie vivant dans des endroits aussi dispersés que le Pakistan, l'Alberta, la Colombie-Britannique et l'Ontario.

  • Le 14 juillet, soit deux jours après les meurtres, Atif a rappelé au détective Gomes, durant un interrogatoire enregistré sur bande audio, que le détective Gomes avait offert de contacté ses proches pour lui. Ce à quoi Gomes répondit : « Ouais, on en a parlé, mais je n'ai jamais promis que j'étais pour téléphoner à qui que ce soit.»

    En fait, au moment de ce même interrogatoire du 14 juillet, non seulement la famille d'Atif avait déjà été contactée, mais plusieurs parmi eux étaient déjà arrivés à Bellevue. Au lieu de dire la vérité à Atif, les deux enquêteurs responsables du dossier, Bob Thompson et Jeff Gomes, racontèrent à Atif cette histoire bizarre : ils se mirent à dire à Atif qu'il était tenu lui-même d'informer sa famille sur la tragédie. Ils se mirent à le blâmer pour ne pas les avoir déjà contactés, le traitant d'irresponsable et l'accusant de ne pas aimer sa famille élargie. Pourtant, Atif était privé de téléphone dans la chambre d'hôtel que les policiers lui ont fourni, en plus de ne pas avoir sur lui les numéros de téléphone de sa famille élargie, sans parler du fait que, encore sous le choc, il ne se sentait pas le courage de placer de tels appels. Les détectives lui dirent alors qu'il aurait dû utiliser un téléphone public et recourir aux services téléphoniques pour trouver les numéros requis. Mais les détectives ne dirent rien à Atif sur ce qu'ils savaient déjà : que les membres de la famille d'Atif étaient déjà arrivés à Bellevue, et que par conséquent ils ne pourraient certes pas répondre au téléphone.

  • Plus tard au cours de ce même interrogatoire enregistré, le détective Gomes a demandé a Atif : « Que dirais-tu si je te disais que ta famille était déjà arrivée à Seattle? ». Ce à quoi Atif répondit : « J'aimerais les voir… ». Suite à quoi le détective n'a JAMAIS confirmé à Atif que sa famille était déjà arrivée à Seattle, même s'il savait pertinemment qu'elle se trouvait déjà dans cette ville.

  • Ce n'est que le 15 juillet que la famille d'Atif fut informée par la police du lieu où Atif se trouvait dans les jours qui suivirent les meurtres. Mais à ce moment, il était trop tard car Atif était déjà retourné à Vancouver.

Les enquêteurs prétendent que:
Le retour de Sebastian et Atif à Vancouver (Canada) faisait preuve d'un « comportement suspect ».

Réalité des faits:
Sebastian et Atif ont quitté Bellevue trois jours après que les meurtres ont été commis. Pour ce faire, ils ont reçu l'assistance pleine et entière du Consulat canadien à Seattle, et la police de Bellevue a été informée de leur départ et l'a autorisé. Si la police de Bellevue voulait que les deux garçons restent à Bellevue, pourquoi ont-ils dit au Consulat canadien qu'ils étaient libres de retourner chez eux au Canada?

  • Après les meurtres des Rafay, le 12 juillet 1994, les deux garçons, comme on l'a vu plus haut, sont restés à Bellevue afin de collaborer avec l'enquête de la police. Ils sont restés sur place jusqu'au 15 juillet. Atif et Sebastian se sont prêtés tous deux à une série de tests physiques et d'interrogatoires tout au long de cette période. La question concernant les éventuels tests ou interrogatoires supplémentaires que la police de Bellevue aurait pu souhaiter effectuer n'a jamais été éclaircie.

  • Le 14 juillet 1994, le père de Sebastian a contacté le Consulat canadien à Seattle pour leur demander leur assistance afin que son fils et Atif puissent retourner chez eux à Vancouver. Une employée du consulat, Cindy Taylor-Blakley, a alors contacté la police de Bellevue pour vérifier si les deux garçons étaient libres de retourner au Canada. Le lieutenant Mott, de la police de Bellevue, lui répondit que les deux garçons n'étaient pas des suspects et que, par conséquent, ils étaient libre de retourner chez eux au Canada (précisons que Madame Taylor-Blakley a témoigné pour la défense lors du procès). Madame Taylor-Blakley a alors rencontré Atif et Sebastian au terminus d'autobus et ils purent quitter Seattle pour le Canada en avant-midi le 15 juillet 1994.

Les enquêteurs prétendent que:
Atif aurait été au courant de la tenue des funérailles et aurait dû y assister, mais il aurait délibérément choisi de ne pas y assister.

Réalité des faits:
Cette prétention est entièrement fausse. Sebastian et Atif ont été, tel qu'expliqué plus haut, maintenu complètement isolés de leurs amis et familles, et par conséquent ils n'ont pu être informés de la tenue des funérailles. De plus, les enquêteurs de Bellevue n'ont jamais indiqué à Atif que les corps des membres de sa famille seraient bientôt libérés. En fait, les corps ont été remis à la famille trois jours après les meurtres.

  • Les corps de Tariq, Sultana et Basma furent remis à la famille le 15 juillet. Ce n'est que le 15 juillet, à 10 heures, que les enquêteurs ont appris la tenue des funérailles. À cette heure-là, Sebastian et Atif étaient déjà dans l'autobus qui les ramenait vers Vancouver, suite à l'assistance du Consulat canadien.

  • La police de Bellevue a contacté les agents de contrôle des frontières pour les informer qu'Atif et Sebastian allaient bientôt passer par le poste-frontière. Cependant, les enquêteurs de Bellevue n'ont PAS demandé aux agents du poste-frontière d'informer Atif sur la tenue des funérailles ou de lui annoncer que sa famille était déjà arrivée à Bellevue. Ils ont ainsi persisté à ne pas informer Atif de ces faits. Pourquoi?

La question ne consiste pas à savoir pourquoi Atif n'a pas assisté aux funérailles de sa famille, mais pourquoi il a été empêché d'assister aux funérailles. Pourquoi Atif n'a-t-il pas été informé avant son départ que sa famille était déjà arrivée à Bellevue? Pourquoi Atif, lorsqu'il fut arrivé au poste-frontière, n'a-t-il pas été informé du fait que sa famille était déjà arrivée à Bellevue et que les funérailles allaient avoir lieu dans les heures suivantes?

De plus, pourquoi les corps ont-ils été libérés moins de trois jours après les meurtres? N'aurait-il pas été plus approprié de procéder à des autopsies plus exhaustives?

Conclusion:

Atif a-t-il délibérément manqué les funérailles de sa famille?

Le 15 juillet 1994, qui était le jour de l'enterrement de la famille Rafay, Atif n'était pas au courant que sa famille était déjà arrivée à Bellevue. Il ne savait pas non plus que les corps de sa mère, de son père et de sa sœur avaient alors été remis à la famille. Il ne savait rien des arrangements effectués alors pour les funérailles, ni que celles-ci seraient tenues à Bellevue et non à Vancouver, où sa famille avait des liens plus étendus et nombreux. De plus, il était clair que, vu l'hostilité démontrée par les enquêteurs, la police de Bellevue le considérait comme un suspect, même si une telle suspicion était sans fondement. Ce qui ne peut pas être considéré comme un comportement « suspect », c'est que Atif soit retourné vers plus de sécurité, au Canada.

Cependant, il est fort préoccupant et suspect que la police de Bellevue ait délibérément isolé Atif de sa famille et qu'elle lui ait permis quand même de retourner au Canada sans l'informer que sa famille se trouvait aux États-Unis.

Tragically, Atif Rafay learned that his family's funeral had taken place by watching the evening news, which was playing in the Burns' living room in Vancouver. Upon discovering his family's funeral had been planned and carried out without his involvement, Atif was mortified. He immediately ran to the phone and called Detective Thompson at the Bellevue Police Department. Detective Thompson never returned this phone call.

Atif et Sebastian ont-ils démontré de l'émotion après la découverte des meurtres?

Les rapports de la police produits au cours des premières heures ayant suivi la découverte des meurtres démontrent clairement que les deux garçons avaient chacun un comportement rempli d'émotions. En fait, chacun d'eux exprimait un comportement, typique dans ces circonstances, d'effroi et de douleur, tout en étant en état de choc.

La vraie question demeure : pourquoi les enquêteurs de police ont-il menti sur le comportement réel et les actes de Sebastian et Atif?

©2004 Rafay Burns Appeal Committee — Contactez-nous : committee@rafayburnsappeal.com