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ACCUEILFAITS DU DOSSIER AUTRES SUSPECTS .nouveau LES « AVEUX » SE SONT-ILS « ENFUIS »? VIDÉO AUDIO
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AUTRES SUSPECTS

Au cours des jours ayant suivi les meurtres, la police de Bellevue a reçu trois informations provenant de trois agences policières : l'une de la part de l'agent Patrice Gélinas de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) ; une autre d'un informateur du FBI; et la troisième de la direction du renseignement de la police de Seattle. Ces trois informations étaient toutes aussi crédibles l'une que l'autre. Et par surcroît, l'une de ces informations fut reçue avant même que les meurtres soient commis. Mais les enquêteurs de la police de Bellevue a tout simplement écarté du revers de la main ces informations et n'a en aucune manière commencé la moindre enquête que ce soit sur les pistes qu'elles contenaient. Et ce sans aucune justification.

Voici ce que nous savons au sujet de ces trois informations, nos sources étant la police de Bellevue elle-même et la GRC:

1. L'information transmise par la GRC:

Après les meurtres, un informateur confidentiel de la GRC a contacté l'agent de la GRC Patrice Gélinas. Il a appris à l'agent Gélinas qu'un homme (que nous ne pouvons nommer) lui a affirmé qu'un contrat de $20 000 lui avait été offert pour tuer une famille provenant de la région de l'Inde qui vivait auparavant à Vancouver et qui avait déménagé à Bellevue, dans l'État de Washington.

L'agent Gélinas a conclu que cette information était reliée au meurtre de la famille Rafay. L'informateur a aussi soutenu auprès de l'agent Gélinas qu'il avait entendu cette information deux jour savant que les Rafay soient assassinés.

L'agent Gélinas a aussitôt contacté les enquêteurs Bob Thompson et Jeff Gomes, qui étaient les deux détectives de la police de Bellevue responsables de l'enquête, et leur a transmis cette information. Il a aussi invité les enquêteurs à le contacter pour assurer le suivi.

La police de Bellevue a-t-elle assuré le suivi de cette information?
Les enquêteurs de Bellevue se sont rendus à Vancouver et on frappé à deux reprises à la porte de l'homme qui avait affirmé avoir reçu l'offre d'un contrat pour tuer les Rafay. Puis les enquêteurs sont tout simplement retournés aux États-Unis, sans aucune autre tentative de contacter de nouveau cet individu.

L'information de la GRC n'était peut-être pas crédible?
Cet informateur avait, à au moins deux reprises, fourni à la GRC des informations crédibles et solides au sujet de deux homicides ayant précédemment eu lieu.

Peut-être que l'informateur de parlait pas des Rafay?
La famille Rafay était la seule famille qui correspondait à la description fournie par cet informateur: une famille originaire de la région de l'Inde qui avait vécu à Vancouver, qui avait ensuite déménagé à Bellevue et qui avait été assassinée dans cette même ville.

Pourquoi la police de Bellevue n'a-t-elle pas enquêté sur ces informations?
Ceci reste un véritable mystère. Non seulement la description de la cible correspond à la famille Rafay, mais aussi cet informateur avait reçu cette information deux jours avant que les meurtres soient perpétrés.

Est-ce prétendre que c'est cette personne qui a assassiné les Rafay?
Non. Cet informateur n'a pas dit qui exactement a assassiné les Rafay. Ce qu'il a dit, c'est que quelqu'un avait offert un contrat pour tuer une famille qui, nous le savons désormais, ne pouvait pas être une autre que la famille Rafay. Il est possible que l'homme à qui ce contrat a été offert ait refusé de l'exécuter. Toutefois, puisque cet homme a parlé d'un tel contrat avant même que les Rafay soient assassinés, il était du devoir des enquêteurs de vérifier qui était ceux qui voulaient ainsi tuer les Rafay. Ils ne l'ont pas fait. C'est pourquoi aujourd'hui, soit 10 ans plus tard, nous ignorons toujours qui étaient ceux qui avaient offert un tel contrat.

Les enquêteurs ont-ils finalement contacté cet informateur confidentiel ou le suspect désigné par ce dernier?
Oui. En 2001, les avocats de Sebastian Burns ont découvert l'existence de cette information et de la piste qu'elle contient, et ils ont alors exprimé leur intention de présenter ces faits au tribunal. Craignant les conséquences de la découverte par le jury de cette absence totale d'enquête sur ces faits, et ce 7 ans après que des accusations aient été portées contre Burns et Rafay, les agents de la GRC ont contacté cet informateur. Ils l'ont fait avec la participation ou le consentement de l'agent Patrice Gélinas, qui était celui qui avait enregistré la déclaration initiale de l'informateur et qui en était la personne-contact auprès de la GRC.

Selon les notes prises par les agents au cours de cette rencontre, les agents de la GRC ont clairement dit à l'informateur que l'information qu'il a fournie affectera gravement la stratégie de la poursuite contre Sebastian Burns et Atif Rafay. De manière encore plus explicite, les agents de la GRC ont clairement affirmé à l'informateur que ce qu'il avait révélé sept ans plus tôt risquait d'affecter gravement la crédibilité de l'enquête faite par la police de Bellevue et la GRC. Ils sont même allés jusqu'à évoquer la cause contre O.J. Simpson. Ce n'est qu'après avoir entendu ces propos tenus par les agents de la GRC que l'informateur a modifié sa version des faits dans le sens voulu par la GRC.

Ceci dit, les procureurs de la poursuite à Seattle ont été aussi tenus de faire le suivi de cette information. Mais ce n'est que durant le procès, soit dix ans après le crime, que ces procureurs ont fait procéder à l'analyse de l'ADN de cet individu (celui qui s'était vanté s'être fait offrir le contrat de tuer les Rafay). Les procureurs ont pu ainsi affirmer au jury que l'ADN de cet individu ne correspondait pas à celui qui fut retrouvé sur la scène du crime. Mais ils ont délibérément omis d'ajouter que cet ADN ne correspondait pas non plus à l'ADN de Sebastian Burns et d'Atif Rafay.

Ceci démontre-t-il que ce suspect n'est pas l'assassin et que, par conséquent, la pertinence de cette preuve devrait être écartée?
La tentative des procureurs d'écarter cet homme de la liste des suspects ne réduit en rien l'importance de son témoignage. Nous devons en effet nous rappeler, ici encore, que cet individu s'était bel et bien vanté s'être fait offrir le contrat d'exécuter un meurtre, et il n'a pas été approché seulement pour discuter du projet de tuer ces gens. Pourtant, les enquêteurs de la police de Bellevue et de la GRC n'ont jamais entrepris aucune enquête qui aurait pu permettre de trouver ceux qui ont offert ce contrat à cet individu. Cette information était cruciale pour la recherche des véritables auteurs des meurtres des Rafay.

2. L'informateur du FBI:

Environ 5 jours après les homicides, la police de Bellevue a reçu un appel du FBI les informant qu'un informateur du FBI viendrait leur fournir de l'information sur le meurtre de la famille Rafay.

Nous ne pouvons présentement livrer sur ce site le nom de cet informateur, et ce pour assurer sa propre sécurité. Cependant, cet informateur a informé le détective Jeff Gomes (de la police de Bellevue) qu'un militant actif au sein d'une faction islamiste extrémiste avait clairement affirmé que le Dr. Tariq Rafay devait mourir à cause de sa conception de l'Islam et de ses enseignements du Coran.

L'informateur du FBI a aussi révélé que quelques jours après les meurtres un militant de cette même faction islamiste est venu à sa résidence et lui a affirmé la préoccupation devant le fait qu'il (l'informateur) avait pu apercevoir un bâton de baseball que ce militant et d'autres individus transportaient dans leur voiture. Pour cette raison, l'informateur du FBI croyait que l'arme du crime était ce même bâton de baseball, ce qui correspondait à la réalité des faits. Ainsi, avec une telle information, les enquêteurs de la police de Bellevue furent donc parfaitement informés que cet informateur du FBI connaissait l'arme du crime, et ceci avant même que cette information soit rendue publique.

De plus, l'informateur du FBI a fourni aux enquêteurs les noms, adresses et numéros de téléphone de ces militants islamistes afin que les enquêteurs puissent faire le suivi. Mais au lieu de procéder ainsi comme ils auraient dû le faire, les procureurs de la poursuite se sont contentés d'affirmer que cet informateur du FBI était un "fou" (tel qu'on peut le trouver à la page 12 du rapport des procédures du 11 novembre 2003). Et c'est pour cette seule raison qu'aucun suivi n'a jamais été effectué sur les pistes et informations concrètes livrées par cet informateur.

L'informateur du FBI était-il donc un "fou"?
Cet individu était un informateur du FBI. Il avait auparavant fourni au FBI des informations crédibles. Et le FBI lui-même avait jugé que cet informateur était suffisamment crédible pour contacter la police de Bellevue afin qu'ils puissent recevoir de cet informateur des informations relatives aux meurtres des Rafay. Il est donc évident que le FBI considérait cet informateur comme étant fiable et crédible. Plus important encore, cet informateur savait que l'arme du crime était un bâton de baseball, et ceci avant même que cette information soit connue du public. Puisque l'informateur du FBI avait raison sur cette question, il a fait la preuve qu'il disposait d'une connaissance réelle au sujet des meurtres des Rafay. Il est clair qu'il était du devoir des enquêteurs de la police de Bellevue d'enquêter sur ces informations. Mais ils ont choisi de ne pas le faire, ni même de commencer le moindre début d'exploration dans cette direction.

3. Les services de renseignement de la police de Seattle:

La direction des services de renseignement de la police de Seattle a téléphoné à la police de Bellevue pour partager les informations qu'elle détenait sur le groupe AL FUQRA, une organisation islamiste extrémiste qui pourrait bien avoir été impliquée dans les meurtres des Rafay.

Qu'est ce que AL FUQRA?
Voici comment le Département d'État des États-Unis décrit AL FUQRA (aussi connu sous le nom de Jamaat ul-Fuqra):

« Secte islamiste ayant pour objectif de purifier l'Islam par la violence. Dirigée par le mollah pakistanais Shaykh Mubarik Ali Gilani, qui a fondé cette organisation au début des années 1980. Gilani vit maintenant au Pakistan, mais la plupart des cellules de son organisation sont établies en Amérique du Nord et dans les Caraïbes. Les membres de AL FUQRA détiennent des propriétés en région rurale, où ils vivent de façon communautaire, pratiquent leur foi et s'isolent contre la culture occidentale.

Les membres de AL FUQRA ont attaqué de multiples cibles qu'ils considèrent comme des ennemis de l'Islam, notamment des Musulmans qui sont à leurs yeux des hérétiques, de même que des Hindous. Les attaques perpétrées par AL FUQRA durant les années 1980 incluent des assassinats et des attentats à la bombe commis aux États-Unis. Des membres de AL FUQRA ont été aux États-Unis reconnus coupables de divers crimes, y compris des assassinats et des fraudes. » (Source : « Patterns of Global Terrorism, 1999).

Les enquêteurs ont-ils entrepris une enquête pour vérifier si les Rafay pourrait avoir été considérés comme des ennemis de la part de groupes religieux extrémistes?
Non. En plus de ne pas avoir entrepris quelque début d'enquête que ce soit sur ces pistes, les enquêteurs de la police de Bellevue n'ont questionné aucun membre de la communauté musulmane de Bellevue pour vérifier si le Dr. Rafay avait des conflits avec des militants islamistes de la région.

Mais pourquoi ces trois pistes devraient être considérées sérieusement? Ne pointent-elles pas vers trop de suspects?
Ces trois pistes sont reliées les unes avec les autres : Al FUQRA est reconnue pour dresser des contrats d'assassinat pour des raisons religieuses et pour ensuite ne jamais revendiquer ces attentats une fois qu'ils sont commis ; un individu de la région de Vancouver s'est vu offrir un contrat pour tuer la famille Rafay ; une faction islamiste extrémiste de la région de Seattle a proclamé vouloir que la famille Rafay soit assassinée ; et un membre de cette même faction s'est montré inquiet du fait que l'informateur du FBI ait pu voir qu'un bâton de baseball se trouvait dans sa voiture. Le bon sens nous indique que ces pistes peuvent très bien conduire aux véritables assassins de la famille Rafay.

Atif Rafay soupçonnait-il que sa famille ait pu être assassinée par des extrémistes islamistes?
Dans l'une de ses déclarations recueillies par la police peu après les meurtres, Atif Rafay s'était fait demander pourquoi quelqu'un aurait pu détester ses parents. Atif a répondu aux enquêteurs que sa mère lui avait confié quelque chose au sujet d'ennemis Shiites (ses parents étaient Sunnites). Sa mère lui avait aussi dit qu'elle avait rompu tout contact avec ces gens.

Mais même au lendemain des meurtres, Atif Rafay ne comprenait pas la signification réelle des propos tenus par sa mère. Ce n'est qu'en 2001 qu'il a été mis au courant de ces pistes reçues par la police de Bellevue et qui reliaient des groupes religieux extrémistes avec le meurtre de sa famille. Ce n'est aussi qu'à ce moment qu'Atif a appris que les enquêteurs de Bellevue n'ont jamais entrepris même quelque début d'enquête que ce soit sur ces pistes.

Pourquoi le jury a-t-il pu déclarer Sebastian Burns et Atif Rafay coupables sans aucune preuve matérielle ou circonstancielle suffisante, et ceci particulièrement à la lumière de ces informations sur ces suspects potentiels?
La preuve fournie par l'informateur du FBI, ainsi que les pistes reçues de la police de Seattle pointant vers le groupe AL FUQRA n'ont jamais été présentées au jury. Ceci parce que le juge responsable du procès, Charles Mertel, a interdit à la défense de présenter ces informations au tribunal.

Voici comment, en ses propres termes, le juge Mertel a justifié sa décision en pleine séance du tribunal (mais sans la présence du jury) :

« Ceci impliquerait trop de spéculation, je crois, comme le dossier l'indique, au sujet du motif, de l'opportunité, des liens et... bien! Je crois que c'est tout ce qu'il y a à dire là-dessus. Il ne semble pas y avoir de motif… bien, ce n'est pas vrai. Le motif pourrait être un désaccord au sujet d'interprétations religieuses sur ce que serait le Coran, comme le motif pressé par ce tribunal. Mais au-delà de cela, je ne peux tout simplement trouver aucun autre critère ... »

Voici la justification du juge Mertel concernant son refus de ne pas permettre au jury de prendre connaissance de la piste fournie par la police de Seattle au sujet de l'implication possible de AL FUQRA :

« Toute mention sur AL FUQRA est aussi à proscrire durant les procédures, Me Robinson (l'avocat de Sebastian Burns). Mais je vous remercie de clarifier cette question que… pour qu'il n'y ait aucun malentendu pour personne, car je n'avais pas mentionné ce groupe nommé… je ne suis pas certain de même pouvoir prononcer ce nom correctement, FUQRA, ou peu importe… »

Ces propos du juge Mertel sont non seulement gravement incohérents, mais ils sont aussi profondément troublants. Selon les règles normales, pour que des preuves au sujet d'autres suspects puissent être admises au tribunal, les accusés doivent démontrer que certains individus ont : 1. Un motif pour commettre le crime; 2. L'opportunité de commettre le crime; and 3. Certaines connections avec ce crime. Tel que le juge Mertel a dû l'admettre avec réticence, le « motif » a été clairement établi par l'informateur du FBI comme étant religieux. De plus, la « connection avec le crime » a elle aussi été clairement établie par l'informateur du FBI, qui connaissait l'arme du crime. Concernant l' « l'opportunité », celle-ci peut être seulement établie par la police, qui peut arrêter des suspects, interroger des témoins et procéder à des analyses rigoureuses des preuves matérielles et circonstancielles. Dans le cas qui nous occupe, la police de Bellevue n'a même pas contacté les individus indiqués par l'informateur du FBI.

Pourquoi donc le juge Mertel a-t-il décidé de punir les accusés en les faisant ainsi subir les conséquences de la grossière incompétence des enquêteurs de la police de Bellevue?

Mais ne serait-il pas plus plausible qu'un membre de la famille soit le responsable des meurtres?
Les procureurs de la poursuite contre Sebastian Burns et Atif Rafay se sont acharnés à faire en sorte que le jury considère comme non crédible la piste provenant de l'informateur de la GRC. Ils ont voulu aussi convaincre le jury que des groupes d'au moins trois individus non identifiés ne peuvent tuer des gens dans leur résidence, soudainement, et ce sans en revendiquer la responsabilité. Nous souhaitons seulement qu'une telle prétention puisse correspondre à la réalité :

En janvier 2003, Riasat Ali Khan a été assassiné devant l'entrée de sa résidence de Vancouver. Monsieur Ali Khan était un leader de la communauté musulmane qui fut aussi un ami très proche du Dr. Tariq Rafay. Les deux hommes avaient fondé l'Organisation d'amitié Canadienne et Pakistanaise, que tous deux avaient d'ailleurs présidé. Après sa mort, Monsieur Ali Khan fut décrit comme un « champion du multiculturalisme et comme un bâtisseur de ponts entre les communautés ethniques ». Son assassinat est, à ce jour, encore non résolu, et personne ne l'a revendiqué.

De plus, Monsieur Ali Khan était l'un des rares visiteurs d'Atif Rafay lorsque ce dernier se trouvait incarcéré à Vancouver, dans l'attente de son extradition vers les États-Unis. Il a toujours cru en l'innocence d'Atif, et c'est pourquoi il faisait tout ce qu'il pouvait pour l'appuyer.

©2004 Rafay Burns Appeal Committee — Contactez-nous : committee@rafayburnsappeal.com